PROGRAMMATION 2020

Du 30/06/2020 au 31/12/2020

Agnès GEOFFRAY
1er février – 6 septembre 2020

Agnès Geoffray explore les potentialités de fiction portées par les images. A l’aide de différents médiums comme la photographie, la sculpture ou le film, elle plonge le spectateur dans un climat d’étrangeté, d’imaginaire, de fantasme. Ses œuvres s’articulent souvent autour d’un instant vacillant, cristallisant les éléments d’une chute dramatique. Ses photographies anciennes retouchées dévoilent le degré de falsification possible des images et en appellent souvent à l’inconscient, aux peurs archaïques, aux récits enfantins, aux faits divers les plus inattendus tout autant qu’à la mémoire d’événements historiques majeurs.

Le Mauvais Œil
19 septembre 2020 – 10 janvier 2021

Caroline Achaintre – Michel Aubry – Jean Baudrillard – Marc Bauer – Carole Benzaken – Christian Boltanski – Miriam Cahn – Katerina Christidi – Clément Cogitore – Gregory Crewdson – Agnès Geoffray – Camille Henrot – Fabian Marcaccio – Seamus Murphy – Gerald Petit – Émilie Pitoiset – Éric Poitevin – Şerban Savu – Loredana Sperini – Nancy Spero – Elly Strik – Sandra Vásquez de la Horra
avec la participation de P J Harvey

Avec son film The Evil Eye (« le mauvais oeil »), Clément Cogitore s’est vu décerner en 2018 le prestigieux Prix Marcel Duchamp par le Centre Pompidou, obtenu avec le concours du FRAC Auvergne qui fut chargé de défendre sa candidature. Cette collaboration féconde entre notre institution et l’artiste permet désormais au film de figurer dans notre collection, faisant suite à l’acquisition, en 2017, des Indes Galantes.

The Evil Eye est ici placé au cœur de l’exposition, sa bande-son traversant tous les espaces, dans un dialogue avec les autres œuvres, telle une litanie présageant l’avènement d’une inéluctable fin du monde. Élégie poignante empruntant autant aux grands mythes qu’aux méthodes de manipulation des foules les plus éprouvées par la publicité comme par la propagande, The Evil Eye en appelle aux figures anciennes de la sorcière et de l’oracle pour éclairer notre époque d’une lumière prémonitoire et funeste.

Le mauvais œil, figure archaïque de l’anathème, trouve dans cette exposition ses déclinaisons les plus diverses. Puisant dans les représentations enracinées dans la croyance et le mythe, le mauvais œil se manifeste aussi par l’évocation de grandes tragédies historiques – dévastation guerrière ou désastre économique, effondrement des Twin Towers, haine raciale – et par l’omniprésence de figures féminines énigmatiques, prophétiques ou menaçantes qui, telles les trois Parques de la mythologie romaine, semblent tisser les fils d’une destinée fatale.