Caroline ACHAINTRE

Née en Franceen 1969, vit à Londres

Née à Toulouse en 1969, Caroline Achaintre vit et travaille à Londres. Son travail embrasse une large sélection de médiums – dont le textile, la céramique, la gravure sur bois et l’aquarelle – et de techniques associées aux Arts appliqués. Ses sculptures, teintures en laine tissées main, dessins et peintures aux couleurs puissantes évoquent l’esprit subversif du carnaval européen et créent une atmosphère à la fois joyeuse et absurde. Caroline Achaintre puise ses influences dans l’histoire de l’art, notamment l’Expressionnisme allemand ou le Primitivisme, mais se nourrit aussi de références plus contemporaines et populaires comme la science fiction, la scène métal ou les films d’horreur. Elle a présenté de nombreuses expositions personnelles notamment au Palais de Tokyo (2018), De La Warr Pavilion (Bexhill-on-sea) en 2018, au Frac Champagne-Ardenne (Reims) en 2017, au BALTIC-Centre for Contemporary Art (Gateshea) en 2016 et à la Tate Britain (Londres) en 2015. Son travail a intégré de multiples collections publiques comme celle de la Tate Britain (Londres), du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du Centre national des arts plastiques (Paris), du Frac Aquitaine (Bordeaux) ou encore du Frac Champagne-Ardenne (Reims).

« J’emploie la technique du tuftage. Pour cela, je tends mes toiles à la verticale et me place à l’arrière avec un pistolet qui projette les brins de laine à travers le tissu. C’est très physique comme processus et c’est l’une des raisons pour lesquelles je l’affectionne particulièrement. »

« Mon intérêt pour l’étrange et le mystérieux m’a amenée très tôt à m’interroger sur la psychologie de personnalités magiques comme à m’intéresser à la figure du clown ; je peignais énormément de visages grimés. De fil en aiguille, je me suis concentrée sur la notion de masque, que l’on ne peut dissocier d’une évocation du primitivisme et de ses effets sur l’histoire de l’art. J’ai d’ailleurs passé beaucoup de temps dans des collections ethnologiques ; j’aime ces petits fragments exotiques venant de l’autre bout du monde. »

« L’idée du masque est centrale dans mon travail, pas tant l’objet lui-même que la notion, qui implique un questionnement sur ce qui se cache derrière une façade, sur le rapport entre le devant et le derrière, sur la possibilité d’une double identité ; mes pièces tuftées sont d’ailleurs quasiment toujours habitées par deux personnalités qui coexistent. »

(Citations : Caroline Achaintre)