Olafur ELIASSON

Né au Danemark en 1969 – Vit en Allemagne

“La relation des hommes à leur environnement m’a toujours intéressée” explique Olafur Eliasson et cette affirmation peut sans doute constituer l’un des principaux fondements de ses œuvres, qu’elles soient de vastes installations très sophistiquées, des sculptures ou des photographies. Généralement développées selon des processus complexes qui nécessitent un travail pointu mené par une équipe permanente de plusieurs dizaines de personnes, les créations d’Olafur Eliasson s’agencent autour d’une idée centrale : mettre le spectateur au cœur d’une réflexion sur la place qu’il occupe dans un contexte donné et, plus largement, dans le monde.
Son œuvre la plus marquante demeure sans doute The weather project, le soleil monumental créé en 2003 à la Tate Modern de Londres, transformant la gigantesque halle des turbines en un espace contemplatif absolument sidérant pour ses deux millions de visiteurs.

L’œuvre intitulée Your mercury ocean est une commande réalisée pour Mekanism, une marque de skateboards qui depuis plusieurs années s’est engagée dans la production en série limitée de planches de skate dont la conception est déléguée à des artistes sous forme de cartes blanches. Ce qui a débuté avec de simples sérigraphies sur planches s’est rapidement orienté vers des projets proposés à des artistes d’envergure internationale (ainsi Albert Oehlen et Katharina Grosse par exemple, tous deux exposés au FRAC Auvergne en 2005 et 2008) et des éditions limitées dont chaque exemplaire n’en est pas moins unique. Olafur Eliasson est le premier artiste à avoir décidé de retravailler la structure même de la planche de skateboard. Normalement constituée de sept couches de bois, les planches d’Olafur Eliasson ont été spécialement conçues avec treize couches de manière à pouvoir être gravées au laser en profondeur pour obtenir un effet de vague. Chaque planche a ensuite été recouverte de chrome sur les deux faces. Surface réfléchissante irrégulière, le skateboard en devient immatériel, distord tout ce qui s’y reflète, posant non seulement la question de ce que nous voyons mais aussi de comment nous voyons.